Lundi 26 février 2007

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Par annette papaille - Publié dans : papaillette
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Mardi 27 juin 2006

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Par annette papaille - Publié dans : papaillette
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Mardi 27 juin 2006
Comme on dit, tout a commencé dans un train en provenance de Munich. Je l’avais pris à Strasbourg, où je m’étais installée depuis quelques mois, et il me semblait tout à coup que le concept de « France de l’intérieur » avait un sens. Ce train avait mille visages. On y voyait des hommes d’affaires affairés – que j’imagine déjà dans les saunas impudiques de Baden Baden- et quelques jeunes « cool », à la mèche échevelée, partis pour tenter à Londres une nouvelle chance musicale.
Le tain dévidait l’est de la France en ne retenant rien, en consommant juste.
Je suis au bar. Un homme, un peu âgé, me regarde de temps en temps à la sauvette d’un air hostile. Il a commandé une sorte de « fruehstueck » mais il est déjà 18h. Il semble savoir beaucoup de choses cet homme. Ou, au moins, savoir ce qu’on doit en penser. Il lit Le Monde. Peut-être a-t-il pensé que je suis allemande, que je viens de Munich et que mon but est d’imposer la langue allemande à tout le wagon. Ou il me soupçonne une franchouillardise toute chaotique. Quoiqu’il en soit, il semble désapprouver ma présence et mon insistance à taper sur mon ordinateur tout en l’observant. Il mange en aparté, comme les gens qui ont trop l’habitude, avec de grands mouvements de mâchoires, et un peu absent.

Soudain, je souhaiterais que le train s’arrête. Je m’imagine une belle rencontre solitaire dans ce train avec une vieille femme ou un homme amoureux et ils me racontent leur histoire et je les aime un peu pour leurs confidences. Parfois, je suis juste trop sentimentale, vous savez, cette façon rêveuse de fuir ses angoisses, en imaginant des rapports humains simples et émouvants, gratuits et pacifiques.

Je rêve soudain qu’un homme m’attende dans ce train, un peu gêné, un peu malotru, à la place qu’il se serait lui-même octroyée, près de moi, à ma place même, comme ça, en souriant et plein de culot, un homme que je ne pourrais fuir, puisqu’il est là, moi aussi, à quoi bon.
Par annette papaille - Publié dans : papaillette
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Dimanche 25 juin 2006
"on ne peut pas même pas dire que c'est une faute intelligente car aucune faute n'est intelligente..."

(Commentaire du match Pays-Bas/Portugal)
Par annette papaille - Publié dans : papaillette
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Vendredi 23 juin 2006
J'ai deux neveux. Deux enfants qui dorment à points fermés et sourient dans leur sommeil. deux enfants que j'entends crier quand j'appelle leurs parents (désespérés, parfois, les parents). Deux enfants aux joues toutes rondes qui sans rien faire ont avalé tout mon coeur de tante.

Mes deux neveux ont à peine deux mois. ils ne savent pas marcher. Ils ne savent pas parler.

Pourtant, au détour de la brocante de la Krutenau, j'ai décidé que mes deux neveux savaient faire voler des bi-plans en bois et jouer du piano.

Merci mes petits neveux de me permettre d'acheter des jouer sans avoir  (trop) l'air immature...
Par annette papaille - Publié dans : papaillette
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